Et si tout cela nous était bénéfique

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Par Nicolas M.
Expert Akigora

Antoine Claude Gabriel JOBERT écrivit "Le plus sûr dans la peur est d'avancer..."

La peur, ce mal caché, celle qui nous fait douter, doit se transformer en détermination.

Faire mieux, anticiper, préparer.

La crise du COVID nous a fait prendre conscience que nos organisations étaient perfectibles. A bien regarder, peu d’entreprises ont su s’adapter avec efficience. L’urgence de la situation ne laissait aucune place à « l’à peu près » et les activités se sont retrouvées lourdement impactées.

Alors certes des secteurs ont été plus lourdement impactés que d’autres, mais c’est l’ensemble de notre économie qui a été frappée.

La question est de savoir si la situation a été source d’enseignements, Probablement.

Le premier enseignement est que nous devons nous préparer. Là où nous ne voyions que des coûts, nous devons voir désormais des leviers de croissance. La mise en place de « Plans de continuité », PCA, doit devenir une norme. Nous avons constaté que les entreprises, de toutes taille, ont été surprises et pour beaucoup prises au dépourvu. Ne plus savoir comment travailler est un choc, un risque qui n’avait pas été pris en considération. La question que nous devons nous poser est bel et bien « comment je peux me préparer » au lieu de « est-ce que cela peut arriver » ; nous avons désormais la certitude que cela peut arriver.

Le second enseignement est que nous avons découvert de nouvelles façons de travailler. Le télétravail a été, pour beaucoup, la bouée de sauvetage. Alors certes il reste des efforts à réaliser, des règles à instaurer, mais les efforts n’ont pas été vains.

Se préparer est certainement la meilleure chose à faire. Faire cohabiter télétravail et rentabilité n’est pas impossible.

Mais se préparer c’est également anticiper les risques, à défauts en avoir connaissance. Le risque Cyber est désormais omniprésent. L’@ANSSI relaie régulièrement des conseils à destination des entreprises, la @Gendarmerie Nationale en fait de même, mais les messages ont du mal à passer auprès de certains.

@Damien Bancal, Chercheur en cybersécurité et Directeur du Pôle Cyber Intelligence chez 8Brains, faisait part dans un article du « mariage » de 2 groupes cybercriminels spécialisés dans les « ransomwares »… inutile de faire un dessin pour savoir qui financera le voyage de noces…

@Agnès Delêtre, Cheffe de Bureau Cybersécurité SCA du Ministère des armées et membre du @CEFCYS, mentionnait dans une de ses interventions de la nécessité de la collaboration entre les acteurs Publics et Privés. Elle insistait également la nécessaire prise de conscience des utilisateurs mais surtout des « Décideurs ».

Les prochains PCA devront répondre à plusieurs problématiques. La première, et celle qui nous intéresse tous, comme faire pour que la perte d’activité soit la plus petite possible. La seconde, qui est une conséquence des risques CYBER désormais accrus, est de « sécuriser » du mieux possible les activités réalisées en externes aux entreprises, le télétravail…

Il est désormais primordial de mettre en perspective le coût de mise en place d’un PCA et la sécurisation des activités avec celui d’un arrêt brutal de l’activité engendré par une crise sanitaire, une décision politique ou encore une cyberattaque.

Mais allons plus loin, si nous couplions la mise en place d’un PCA avec une optimisation de certains Process. Si l’optimisation des Process, couplée à la Sécurité des données permettait de franchir un cap au niveau de la conformité RGPD. Et si le nouveau CAP RGPD franchi nous permettait d’actionner le fameux levier de confiance avec les salariés et les clients… Bref les synergies sont possibles et les entreprises gagneront en sécurité et les dirigeants en sérénité.

« Celui qui n’a pas voulu quand il pouvait, ne pourra plus quand il voudra… »