De quoi le Senior est-il le nom ?

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Par Guillaume M.
Expert Akigora

Garder de bonnes relations avec nos anciens collaborateurs, ex-dirigeants ou managers ? Pas évident !

Il nous faut pourtant garder à l’esprit qu’ils sont sans nul doute à l’origine d'informations potentielles ou importantes pour nos projets professionnels et les mises en relation nécessaires au tissage perpétuel de nos réseaux.


La tendance, c’est de… les oublier, voire les éviter. Et là, il suffit de repenser à l’univers des affaires (dans certains films ou séries - cabinets d’avocats, de consultants, …) pour voir combien le dépassement du ressentiment y est courant et même vécu comme une forme d’ouverture. La fiction n’invente pas tout et se laisse parfois dépasser par la réalité. Donc, n’hésitons plus à reprendre contact !


Un autre frein, la perception de soi après 50 ou 60 ans… soumise à notre propre interprétation ou crainte. Ainsi ce cadre issu du conseil confie-t-il : 


"J'ai peur du regard que l'entreprise peut avoir sur une personne de 60 ans. C'est peut-être moi qui crée mon propre blocage, c'est plus une intuition que j'ai"

Ce à quoi l’APEC lui rappelle tout l’intérêt des « seniors », de leur « carnet d'adresses, du portefeuille clients, de leur bonne connaissance du marché, de la concurrence et de la réglementation ». Sans oublier l’autre point fort recherché par les entreprises : «l'art d'encadrer ».


Et qu’en est-il des femmes dans ce contexte ? « Elles doivent redoubler d’efforts pour arriver au même niveau que les hommes, encore plus en tant que sénior, explique Élise Moison, déléguée générale de l’association Force Femmes. Au plus haut de leurs compétences professionnelles, il leur faut continuer à évoluer.


Pour tous, le secret pour bien gérer sa carrière après 45 ans consiste à se renouveler, se remettre en question, encore et toujours. »